J’écoutais ce matin le morceau de Grand corps malade qui s’appelle « le langage du corps ».

« On peut être timide ou on peut parler fort
D’t’façon, ce qui décide, c’est le langage du corps
On peut avoir l’esprit vide ou un cerveau comme un trésor
D’t’façon, ce qui domine, c’est le langage du corps »

Grand corps malade

Les résultats des études de 1967 d’Albert Mehrabian sur la communication sont connus partout dans le monde : 7 % est faite par les mots, 38 % par l’intonation, et 55 % par les gestes.

C’est, en substance, ce que traduisent les paroles de la chanson. Lorsque l’on s’adresse à une personne à un auditoire plus large le langage non verbal est la part la plus importante de notre discours. Nous l’avons tous expérimenté à notre échelle, comme auditeur ou comme orateur.

« Tout comportement est communication »



Gregory Bateson, cofondateur de l’école de Palo Alto

J’ai eu, comme beaucoup d’entre vous probablement, des cours expliquant que lors des entretiens d’embauche il fallait que je fasse attention à ma gestuelle : Ne pas croiser les bras pour ne pas donner l’impression d’être fermé ou  regarder mon interlocuteur dans les yeux pour signifier mon intérêt, par exemple.

J’ai depuis eu l’occasion de travailler avec des Anglais, des Indiens, des Espagnols ou des Allemands ce qui m’a permis de me rendre compte qu’il fallait faire très attention au langage du corps.

Car le langage du corps n’est pas universel.

Dans les années 1950, le futur Président Richard Nixon s’est rendu en Amérique latine pour tenter de détendre les relations qui se dégradaient avec les Etats-Unis. Le signal “OK” qu’il crut adresser à la foule depuis la passerelle de son avion fut accueilli par des huées et des sifflements. Les personnes rassemblées avaient lu dans son geste un message voisin de “bande de trou du c…”

Certains pourront dire que le regard est un indicateur, effectivement pour un français, un regard fuyant peut traduire la peur, l’inquiétude ou le manque de confiance en soi. Si le contact visuel entre deux interlocuteurs est pratiqué en Occident et dans les pays arabes, un regard fixe gêne en revanche les Japonais. Ceux-ci ne regardent l’autre dans les yeux qu’en début de conversation.

Je vous parlais il y a quelques temps, dans un autre article de mon blog, de bises et de serrage de mains comme indicateur générationnel. Qui aurait pu dire il y a trois mois que se dire bonjour sans se la bise ou se serrer la main était un signe de politesse et de respect.

La situation actuelle et les mesures sanitaires (je vous conseille l’expertise d’Osmose pour l’adaptation de ses pratiques à votre métier) qu’elle implique ont modifié notre langage corporel et sa perception par les gens que nous côtoyons.

Le langage corporel n’est pas universel, il est culturel et circonstanciel il est donc important de faire attention avant d’interpréter les gestes et les attitudes de la personne que l’on a en face de soi.

Il y a plein d’autres sujets très intéressants liés à l’interculturalité et au langage corporel, comme l’universalité des micro-expressions du visage et des émotions de base par exemple. N’hésitez pas à me contacter pour creuser ces sujets.

J’ai créé SumFuo pour aider les managers et leurs équipes à mieux comprendre ses différences culturelles et circonstancielles pour permettre au groupe de continuer à grandir.

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